J 124 – 1er septembre. Stehekin (Mile 1572).

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Quatre mois ont passé. Vite, si vite. Finalement à l’échelle d’une vie ou d’un pays, ce n’est rien. Ou si peu. Nous déroulons le fil des jours avec plus ou moins d’intensité, ralentissant ou accélérant le temps selon nos actes ou la perception que nous en avons. Chacun son chemin.

Encore un matin

Après les grands espaces traversés ces derniers jours, le chemin me ramène dans le tunnel vert. Fort à propos tant il fait chaud. Exceptionnellement dans cette région connue pour amorcer l’hiver dès les derniers jours d’août. Je peux m’estimer heureux d’éviter le brouillard et la pluie légendaires du Washington.

Back in the forest

Encore quelques panoramas à l’approche de Cloudy Pass puis, progressivement, le PCT va entamer une longue descente vers High Bridge le long des gorges de la Stehekin river.

A la croisée des chemins
Col deboutonné
Une montagne peut en cacher une autre
Pics â l’ouest

Sur cette section, je me traîne lamentablement sans chercher à accélérer le pas. En effet, j’ai réalisé (un peu tard) que je n’aurai aucune possibilité de récupérer le colis de surplus (vêtements, matériel) envoyé depuis Tehachapi début juin. Nous sommes Dimanche, la poste est fermée. Et demain est jour férié aux USA (Labor day). Je suis quitte pour poursuivre jusqu’au Canada et envisager, sous une forme (à pied) ou une autre (bateau) de repasser à Stehekin lors du road trip que nous ferons avec ma belle, après le PCT.

Un des nombreux ponts de cette section

Peu importe, ça fait partie de l’aventure. Et ce que je decouvrirai de ce petit bout du monde qu’est Stehekin ne me deplaira pas.

J’arrive à High Bridge peu avant 15 heures, ce qui me permet de prendre le vieux bus rouge qui assure la navette jusqu’à Stehekin. Hormis quelques promeneurs à la journée, nous sommes 3 PCT hikers.

High Bridge
Stehekin river
Gorges de la Stehekin river
Le bus rouge pour Stehekin

Le bus nous dépose devant la fameuse « bakery » qui s’est construit une solide réputation au fil des années. Évidemment, pour des hikers affamés c’est un pur plaisir. Je choisis un roulé aux noix et un scone aux myrtilles (plus café à volonté). Et je vais ainsi profiter du jardin ombragé pour déguster le tout.

La fameuse pâtisserie
Ses spécialités
A déguster

Par la suite je prends une des navettes gratuites qui me mène jusqu’au minuscule coeur de village installé au bord du lac Chelan. Le cadre est paradisiaque. Entouré de hautes montagnes, le village n’est accessible que par la voie des eaux. Un bateau assurant la liaison avec Chelan (3 heures de traversée) 3 fois par jour. C’est le prix de la tranquillité.

Bout du lac
Les deux moyens de transport.
Un petit air de Méditerranée

Je passe par le centre d’information pour obtenir (gratuitement) un permis de camper dans un des campgrounds du village. Puis après avoir installé ma tente avec une vue partielle sur le lac, je vais me poser à la terrasse du Lodge face au lac pour quelques instants de farniente/blogging.

Centre d’information
Emplacement gratuit
Sur la terrasse du lodge

Le fait de pouvoir joindre ma « belle » (désolé pour le réveil au milieu de la nuit 😉) malgré le faible signal wifi apporte une touche finale à cette belle journée.

80 miles environ me séparent de la frontière canadienne. Stehekin sera mon avant dernière ville américaine. J’envisage de m’arrêter demain soir, pour un dernier ravitaillement, à Mazama ou à Winthrop.

Time for dinner

We will see. Les PCT hikers avancent à horizon de 24 heures sans parvenir à se projeter davantage. Il y a toujours de la place pour l’imprévu. Et c’est ainsi que se construisent les belles histoires.

Sunset sur le lac Chelan
Là-bas le PCT

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