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J 91 bis – 30 juillet. Good bye California !

Trois mois qu’on se fréquente, qu’on s’affronte et qu’on s’apprivoise.

Je te connais sous un autre jour que la plupart de mes semblables. Tu es certes grande et belle, folle et inspirante; on dit même que tu te prends pour le nombril du monde. Mais je ne t’ai pas toujours vue dans la lumière et dans tes habits de star. Tu t’es montrée telle que tu es au naturel. Plurielle et complexe. Parfois sauvage et déroutante, parfois pacifique et accessible.

Je n’aurai pas la prétention de dire que je te connais. Pourtant, dans cette aventure intime et physique, tu m’a laissé découvrir tes atours, tes détours et tes contours. Nous avons partagé un quotidien à la fois banal et merveilleux.

C’est le lot de bien des histoires. Je ne sais pas si c’est de l’amour. Ça n’a pas d’importance, car j’ai éprouvé avec toi bien des sensations. J’ai été libre et émerveillé. J’ai aussi eu froid, chaud, peur, faim … bien plus intensément que d’habitude.

Mais nous avons fini par nous accommoder l’un de l’autre, nous supporter et nous ennuyer ensemble. Je sentais bien, dans la routine étouffante de ces derniers jours que notre histoire tirait en longueur.

Je te souhaite de rester telle que tu es. Nous nous reverrons, c’est sûr.
Je serai prêt à te découvrir côté paillettes. Tes énergies créatrices, tes failles sismiques, tes vallées siliconées et tes boulevards étoilés.

Oui, reste telle que tu es, ne te consumes pas trop vite aux folies pyromanes de notre époque. C’est une chance que de faire rêver les gens. Goodbye California !

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