J 20 – 20 mai. Mile 357,2

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Toute petite journée en miles officiels. En fait, j’ai marché un peu plus; mais pour des raisons d’ordre alimentaire 😉

Ce matin, je regarde le parcours et je réalise qu’il ne sera pas nécessaire de s’arrêter à Wrightwood. En effet, je peux rejoindre Agua Dulce en 5 jours, pour peu que je complète les 2 jours de nourriture qu’il me reste. Il me vient alors l’idée saugrenue de refaire les 2 miles vers Cajon Pass (MacDo + supérette de la station essence). Pour y acheter ce qui me manque et… pour prendre un méga petit déjeuner. J’y passe près d’une heure pour boire des cafés, passer des appels en wifi, regarder passer les trains et télécharger des podcasts. Bref, je glande.

Train dans la vallée

Au moment de partir pour une journée qui s’annonce éprouvante (avec une section de 15 miles de montée sans aucun point d’eau), je tombe sur Psycho qui débarque avec l’estomac dans les talons. Nous sommes contents de nous retrouver et nous passons encore une heure à discuter et faire le plein de calories.

Quand nous reprenons le chemin, il est 11 h. Dans ces conditions, vu le dénivelé qui nous attend, je sais que nous n’irons pas loin.

Pour sortir de l’échangeur routier, le chemin emprunte deux tunnels, traverse une fois ferrée puis progresse en piémont sur quelques miles.

Tunnel pour hiker
TV du hiker
Transcalifornien

Il fait beau. On retrouve ce même paysage de collines semi désertiques sur le versant desquelles le PCT dessine des lacets.

Le chemin sur les collines
Sortie de Cajon pass

Après une légère descente pour traverser la Lone Pine road, et y trouver une « water cache » bien fournie, c’est le début de l’interminable montée. La pente n’est pas très forte, mais avec la charge en eau et nourriture, il est difficile de progresser à plus de 2 miles/heure. Au loin, se profilent des montagnes enneigées qui seront au menu des prochains jours.

Water cache
Mountains San Gabriel
Les mêmes au loin

Pas de grande pause cet après-midi (on a suffisament mangé) mais surtout le besoin de faire des breaks de 5 à 10 minutes. Avec l’altitude, l’air se refroidit et la végétation se fait plus dense. Bye les cactus, bonjour les pins.

Il y a peu d’emplacements pour poser la tente. Certains se sont même installés directement sur le chemin. Aussi, quand vers 18h30, nous trouvons un replat à l’abri du vent, véritable balcon sur le Mont Harwood enneigé, nous n’hésitons pas à nous y arrêter.

Pas gêné…

Nous ne sommes qu’à 6 miles de l’embranchement qui mène à Wrightwood. Psycho souhaite s’y arrêter pour un « nero » avec nuit d’hôtel. Pour ma part, j’ai plutôt envie de continuer pour reprendre ce rythme qui m’a porté depuis Big Bear Lake. J’ai une propension à marcher en solitaire sur de très longues amplitudes. Mais j’aime aussi partager un peu de complicité (discussions, pauses, etc…) avec des compagnons de route. On verra demain, qui en moi de l’ours ou du chien de berger l’emporte.

Changement de décor
Brume de fin de journée

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