J 81 – 20 juillet. Mile 1455.

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Et oui, 37 miles. Au milieu de la forêt et des pierres de lave. Avec une vue parfois sur le Mont Shasta. Des montées crevantes et des descentes qui achèvent ce qui reste de mes Altra Lone Peak.

Pierres de lave

Steve et sa femme sont venus me chercher à 7 heures pour m’amener aux Burney Falls. Je leur ai promis de venir visiter la Winery après le PCT (lors d’un Pacific coast road trip Nord-Sud avec ma belle). Et je leur confie mon piolet et mes microspikes en guise de dépôt gage. Cool, allégé de 500 grammes contre une dégustation de vin californien…

Il faut absolument voir les Burney Falls. Ces chutes d’eau, elles aussi accessibles gratuitement (tout ne se paye pas aux US), sont un oasis de fraîcheur et ont un charme fou. L’écart avec le PCT est infime, il faut 15 minutes pour en faire le tour.

Burney Falls I
Burney Falls II
Arc en ciel dans les chutes

Je prends de nombreuses photos du lieu peu fréquenté à cette heure de la journée. Puis je me décide à partir dans la fournaise. D’abord en longeant la digue du lac Britton Pit, puis l’immensité de ce que j’appelle la « boring forest ».

Et oui, le Canada est plus proche

Dès le départ, j’ai l’intention de marcher jusqu’à 21 heures et de faire un long trajet. Musique sur les oreilles, je trouve un rythme qui me permet de maintenir du 3 miles par heure.

Il n’y a pas que des résineux en forêt. C’est aussi le début de maturité des baies sauvages que je grapille avec gourmandise. D’un côté, c’est rassurant de savoir que les nombreux ours de la région y trouveront de quoi assouvir leur appétit.

Thimble berries (cousines de la framboise)
Cassis
Groseilles

A partir du Mile 1444, sur 10 miles, le PCT joue au chat et à la souris avec une piste forestière. Laquelle, sans etre un raccourci, offre quand même un moindre dénivelé et un meilleur confort de marche. Donc… je la suis sans état d’âme . Jusqu’au croisement avec Alder Creek, qui mène à un ruisseau me permettant de remplir les bouteilles pour la nuit. Il est 20h50 quand je me décide à poser la tente.

Barbecue géant

Je suis fourbu, cramé, lyophilisé, mais pas fatigué. Je veux dire par là que la satisfaction d’avoir prévu et fait une longue étape l’emporte sur l’état physique. Pour autant, après un repas vite expédié et une chasse au cerf (qui vient tourner près de la tente), je sombre dans un profond sommeil.

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