J 114 – 22 août. Mile 2295 (puis Packwood)

Spread the love

Ce fut une sage décision que d’arrêter plus tôt hier. Le vent de l’ouest a fait le nécessaire pendant la nuit pour chasser la dépression. Et malgré quelques nuages résiduels, le PCT m’a offert une des plus belles journées de l’aventure.

On voit la vallée

Je pars vers 7 heures dans un paysage encore brumeux. J’ai eu la surprise de plier facilement la tente qui est restée sèche sous la voûte des pins, malgré la pluie. Ce n’est pas le cas des chaussures et des chaussettes.

Très rapidement, en montant dans le brouillard, je suis recouvert de fines gouttelettes glacées. Et le vent me refroidit encore davantage. Mais le paysage à l’horizon me ravit et me rassure sur l’évolution du temps.

Mont Adams

Le Mont Adams émerge d’un océan de nuages et domine la vallée.

Un dernier au revoir

Le chemin prend de plus en plus d’altitude et retrouve la neige. Quelques névés verglacés qu’il faut traverser (sans équipement) avec la plus grande attention.

Tobbogan garanti
Lueurs de l’aube
Et premiers rayons de soleil

Puis, au passage de la « old snowy mountain », c’est l’enchantement des yeux. Le temps s’eclaircit de plus en plus. S’offre à moi l’un des plus beaux panoramas du Washington sinon du PCT.

Mont Rainier
Knife Edge
Just look
And look again

Les Goat Rocks se traversent principalement en ligne de crête. Le long du fameux Knife Edge. Impossible de ne pas s’arrêter toutes les minutes pour prendre en photo cette perspective magnifique.

PCT en ligne de crête
Sur la pierre volcanique
Au loin le Mont Rainier
So beautiful

Le Mont Adams, derrière, et le Mont Rainier (le plus beau) en face. Les maîtres des lieux dominant de leur majesté un paysage de montagne à la fois impressionnant et rassurant.

Le plus beau

Car je me retrouve en terrain connu. Il y a un peu des Alpes et des Pyrénées dans ces arêtes, cirques et vallées. De quoi soigner mon overdose de forêt humide et opaque.

Sur le versant Est, le regard plonge vers les eaux cristallines du Shoe Lake. Qui me ferait presque regretter de ne pas y camper. Mais il ne reste que quelques miles pour rejoindre White Pass et la civilisation.

Green valley
Shoe Lake
Shoe Lake II

Dans une descente vers une vallée intermédiaire, je rejoins un hiker, déjà rencontré quelques jours plus tôt. Duncan est un jeune webmaster français (oui oui) originaire de Maussane-les-Alpilles. Nous marchons quelques miles ensemble et nous arrêtons faire la pause déjeuner au bord d’un étang. Duncan est un type intéressant et sympathique. Il fait le PCT comme une expérience de vie plus qu’un exploit sportif. Ouvert d’esprit et proche des gens. A White Pass, il arrêtera une semaine le temps d’aller au festival Burning Man, où il est bénévole depuis plusieurs éditions. Ce sera sans doute difficile de reprendre le chemin, mais je ne doute pas de sa détermination à aller au bout.

Balcon sur les Goat Rocks
Descente sur White Pass

Les derniers miles nous mènent à White Pass, où l’on rejoint, le long de la highway, un relais routier (épicerie, bar et station service).

Le long de la highway pour White Pass

Le temps de dévorer un paquet de chips et de boire 1 litre de soda, Crocodile nous rejoint.

Duncan « Ritual »

Je salue Duncan qui attend un ami pour aller vers le Nevada. Avec Crocodile, nous décidons de faire du stop pour la charmante ville de Packwood et le non moins charmant hôtel familial « hôtel Packwood ».

Hôtel Packwood

De fait, l’endroit est hyper agréable. Les prix sont doux (40 $ la nuit). La propriétaire de l’hôtel est aux petits soins pour nous. On se sent comme à la maison.

Douche, linge et repas (ah le big foot burger!) au Saloon. Nous partageons la même table que Dave et Valentina, un couple de Vancouver, avec qui nous sympathisons.

Hummmmm.
Crocodile, Dave et Valentina

Une super soirée en clôture d’une superbe journée.

Don’t forget this day…

2 commentaires sur « J 114 – 22 août. Mile 2295 (puis Packwood) »

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.