J 76 – 15 juillet. Mile 1331 puis Chester.

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Un simple poteau en béton. Avec inscrit de chaque côté 1323 miles (2123 km) depuis le Mexique et jusqu’au Canada. Ça y’est je suis à mi parcours !

Dernières neiges ?

Après 75 jours de marche, le mauvais temps du désert et les neiges de la haute Sierra, je suis désormais plus proche du Canada que du Mexique.

A 2123 km des 2 frontières

Sur le PCT, tout le monde nous promet une deuxième partie plus rapide que la première. Il est vrai que ma moyenne journalière a augmenté depuis la Sierra. La perspective (réaliste) d’atteindre le Canada avant le 15 septembre est motivante. Mais bon. Il va falloir ménager les efforts car la perte de poids est importante.

Ce matin, les 15 miles me séparant de la highway 36 sont vite parcourus car … j’ai faim. Littéralement, viscéralement, je ressens le besoin d’avaler des calories pour compenser les efforts cumulés.

Encore une biche
Au loin, le mont Lassen
Dernière prairie avant la route

La première voiture qui passe s’arrête et me conduit jusqu’à Chester. Le couple de retraités se marre quand je leur dis que ma première priorité est de croquer un hamburger. « Tous les français aiment pourtant la grande cuisine ». Moi, je m’en fous. Je veux du gras, du lourd et de la quantité.

La seconde priorité est de prendre une douche. La dernière date de 10 jours (South Lake Tahoe ). D’ailleurs, le conducteur ouvre discrètement les fenêtres en dépit de la climatisation. Accepter sa condition de SDF, faire des concessions sur ce qui est le socle de la dignité dans les relations sociales, c’est aussi un enseignement du PCT.

Je déjeune (buffet salade à volonté + double cheeseburger), appelle ma chérie (priorité hors categorie) et recherche un motel. Le meilleur est complet (juillet oblige), je me rabats vers le Seneca, cheap, sans wifi mais propre.

Je prends une chambre avec 2 lits et envoie un message à Psycho pour qu’il sache où aller quand il arrivera en ville. Puis … je passe plus de 30 minutes sous la douche. Tant pis pour la planète, j’ai 10 jours de crédit.

Psycho arrive vers 16 heures. Dans le même état de propreté que moi. Poussière du chemin et piqûres de moustiques, imaginez l’état des jambes. Quant aux chaussures, elles ne feront pas 100 miles de plus dans ces conditions.

Lavé et lessivé
Mes shoes en limite de rupture

La suite du Nero (near zero) , c’est laverie, resto, supermarché et un séjour au Coffee Factory pour le blog. Car leur wifi est au top. Aussi bon que leur cappuccino et leur smoothie à la mangue.

Wifi café

Bref, Chester m’a un peu remis en état. Petite ville insipide mais suffisante pour reposer un hiker fatigué. D’ailleurs, ici les devantures de magasins sont usées. C’est une ville de passage où les gens s’arrêtent par nécessité, non par curiosité. Mais on apprend à aimer ce qui d’emblée n’a pas de charme. Et on se surprend à aimer ce genre d’endroit.

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