J 87 bis – 26 juillet. Impressions au soleil couchant.

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Parfois je me demande pourquoi je fais tout ça. Non pas que je regrette un seul moment de cette aventure. Ni même que je cède à une certaine mélancolie dans cette longue traversée. Mais plutôt pourquoi j’ai senti en moi ce besoin si fort de sortir du cadre d’une vie en apparence bien rangée. De bousculer ce qui convient à la plupart de mes semblables. Sécurité, confort matériel,  habitudes rassurantes, assiettes pleines et idées claires.


Y aurait-il un insatiable besoin de liberté ? Ou plus encore, celui d’avancer, d’aller de l’avant et de vivre intensément chaque nouvelle journée ?


La fameuse zone de confort. On peut mettre des années à la construire, à la peaufiner. S’y épanouir et …s’y oublier.
Car il faut bien du talent pour se connaître en « temps de paix ».


Je me rappelle d’une question posée en cours de philo: « si on supprimait tous les malheurs est-ce qu’on serait heureux ? » Je crois que, quelque part, notre existence moderne incarne ce projet de limiter toute source de malheur. On s’assure, on se soigne,  on prévient, on épargne, on mange sain, on investit, on se forme, on projette… Paix et confort pour tous.
J’ai eu ma part. Je me suis drogué au copier-coller des jours tranquilles. Un métro boulot dodo rassurant et convenable.
Mais j’ai aussi aimé les jours de neige, les jours de grève, les pannes d’oreiller, les gueules de bois, les nuits blanches et les imprévus.


C’est un peu tout cela que je suis venu chercher dans cette itinérance au parfum d’aventure. Au final, quelque soit le cadre, le relief, l’intensité, le danger et l’inconnu, on n’est jamais confronté qu’à soi-même.
Et c’est un rendez-vous à ne pas manquer.

Un commentaire sur « J 87 bis – 26 juillet. Impressions au soleil couchant. »

  • « Le fait de vivre emmène obligatoirement dans des phases où l’on ne contrôle plus rien. Il s’agit de résister. C’est moins dangereux de risquer que de subir. La facilité, c’est l’impasse. Ce n’est pas le danger auquel on échappe qui procure du plaisir, c’est l’habileté avec laquelle nous y avons échappé – on peut appeler cette habileté de la chance. »

    Le monde comme il me parle – Olivier de Kersauson

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